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Mouvement
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Atlas cinétique

Tirage vertical

Le tirage vertical ramène le bras vers le tronc depuis une position au-dessus de la tête. Cette page décrit ses phases, la rotation de l'omoplate qui l'accompagne, les muscles impliqués et les confusions les plus répandues à son sujet.
Grand dorsal et tirage
Suspension ou position haute
Phase active

Suspension ou position haute

avant le tirage
Les bras sont au-dessus de la tête, l'omoplate en sonnette externe. Les muscles du tronc se contractent pour éviter que la colonne lombaire ne s'étende pendant l'effort.
Passer à la pratique dans Shapier
La fiche des tractions dans Shapier détaille la mise en place et l'exécution de cet exercice de tirage vertical, pour passer de la description du mouvement à sa pratique.
Rôles musculaires dans le tirage vertical
Moteurs
Grand dorsal, grand rond, faisceau sterno-costal du grand pectoral · Ramènent le bras vers le tronc depuis la position haute, en adduction et en extension.
Synergistes
Rhomboïdes, trapèze inférieur, petit pectoral, biceps brachial, brachial · Font tourner l'omoplate vers le bas, l'abaissent et fléchissent le coude.
Stabilisateurs
Coiffe des rotateurs, sangle abdominale, fessiers · Centrent la tête humérale et empêchent le bassin et la colonne de compenser.

À quoi sert le tirage vertical

Le tirage vertical ramène le bras vers le tronc depuis une position située au-dessus de la tête : se hisser sur un rebord, descendre une boîte d'une étagère haute, grimper. Le coude descend et fléchit pendant que l'omoplate tourne vers le bas et s'abaisse.
C'est le mouvement inverse de la poussée verticale. Il se décline en deux configurations mécaniquement distinctes : la traction, où les mains sont fixes et où le corps se déplace, et le tirage à la poulie, où le corps est fixe et où la charge se déplace. La séquence articulaire est la même, l'appui et la charge à vaincre ne le sont pas (neumann2016).
Sonnette interne de l'omoplate
Rotation de l'omoplate qui ramène la cavité glénoïde vers le bas. Elle accompagne la descente du bras depuis une position haute et constitue la composante scapulaire du tirage vertical.
rotation inférieure de la scapula · sonnette médiale

Les phases du mouvement

Le tirage vertical, phase par phase

  • 1
    Suspension ou position haute
    avant le tirage
    Les bras sont au-dessus de la tête, l'omoplate en sonnette externe. Les muscles du tronc se contractent pour éviter que la colonne lombaire ne s'étende pendant l'effort.
  • 2
    Phase concentrique initiale
    départ
    L'omoplate commence sa rotation vers le bas et son abaissement. Le mouvement démarre à la ceinture scapulaire avant d'être visible au coude.
  • 3
    Phase concentrique principale
    tirage
    L'épaule ramène le bras vers le tronc, le coude fléchit et descend. C'est la portion où la demande sur les adducteurs et extenseurs du bras est la plus forte.
  • 4
    Fin de tirage
    coudes le long du tronc
    L'amplitude s'achève quand l'omoplate a terminé sa rotation. Poursuivre au-delà revient à faire pivoter le tronc plutôt qu'à mobiliser l'épaule.
  • 5
    Phase excentrique
    retour
    Le trajet s'effectue en sens inverse sous contrôle : les muscles s'allongent en produisant de la force et l'omoplate revient en sonnette externe.

Articulations et plans de mouvement

  • Gléno-humérale : le bras revient vers le tronc par une combinaison d'adduction et
d'extension, dont les proportions dépendent de la largeur de la prise.
  • Scapulo-thoracique : l'omoplate tourne en sonnette interne et s'abaisse. Sans cette rotation,
le bras ne pourrait pas redescendre le long du corps.
  • Sterno-claviculaire et acromio-claviculaire : elles accompagnent l'abaissement de la
clavicule et de l'omoplate.
  • Coude et radio-ulnaire : la flexion du coude est constante ; l'orientation de l'avant-bras
modifie la contribution des différents fléchisseurs (neumann2016).
  • Colonne lombaire : elle est maintenue, en particulier en traction, où le poids du corps tend
à provoquer une extension compensatoire.
Le mouvement se déroule principalement dans le plan frontal, celui qui sépare l'avant et l'arrière du corps, avec une composante sagittale d'autant plus marquée que la prise est étroite.

Qui fait le travail

Rôles musculaires dans le tirage vertical

Rôle
Structures principales
Ce qu'elles font
Moteurs
Grand dorsal, grand rond, faisceau sterno-costal du grand pectoral
Ramènent le bras vers le tronc depuis la position haute, en adduction et en extension.
Synergistes
Rhomboïdes, trapèze inférieur, petit pectoral, biceps brachial, brachial
Font tourner l'omoplate vers le bas, l'abaissent et fléchissent le coude.
Stabilisateurs
Coiffe des rotateurs, sangle abdominale, fessiers
Centrent la tête humérale et empêchent le bassin et la colonne de compenser.
Le grand rond mérite une mention à part : tendu de l'omoplate à l'humérus, il accompagne le grand dorsal dans presque toutes ses actions sur le bras, au point d'être parfois décrit comme son adjoint. Il n'a en revanche aucune attache sur le tronc, ce qui distingue nettement leurs rôles respectifs (standring2020).
Niveau de certitude · Établi
Le grand pectoral participe au tirage vertical : son faisceau sterno-costal est un adducteur puissant du bras lorsque celui-ci part d'une position haute.
L'anatomie descriptive attribue à ce faisceau, tendu du sternum et des cartilages costaux jusqu'à l'humérus, une action d'adduction et d'extension du bras à partir d'une position élevée — donc exactement le trajet parcouru pendant un tirage vertical. La conséquence pratique est qu'un tirage vertical ne peut pas être présenté comme un mouvement de « dos » au sens strict. La part réelle de chaque muscle au cours d'une répétition reste toutefois difficile à quantifier : l'électromyographie de surface ne sépare pas nettement des muscles voisins ou profonds, et les valeurs mesurées varient fortement selon les protocoles.
Neumann DA (2016) · Standring S (2020)

Variations morphologiques et techniques

La largeur de la prise modifie la proportion entre adduction et extension à l'épaule, ainsi que la longueur du bras de levier au coude. Une prise large accentue la composante d'adduction dans le plan frontal ; une prise étroite rapproche le mouvement d'une extension pure et allonge l'amplitude parcourue par le coude (neumann2016).
L'orientation de la prise agit sur les fléchisseurs du coude : le biceps brachial est le plus efficace avant-bras en supination, le brachial travaille quelle que soit l'orientation, et le brachio-radial est le plus sollicité en position intermédiaire (neumann2016). L'amplitude atteignable au-dessus de la tête varie enfin d'une personne à l'autre. Un travail mené chez des pratiquants récréatifs de musculation a décrit dans cette population des différences de mobilité et de force entre rotateurs de l'épaule (kolber2010) : un constat transversal, qui ne désigne aucune cause, mais qui illustre la variabilité des amplitudes observées.

Erreurs de compréhension fréquentes

Prudence
Trois idées reçues sur le tirage vertical
« Le tirage vertical élargit le dos, le tirage horizontal l'épaissit. » La direction d'un mouvement modifie la demande relative sur les muscles, elle ne détermine pas une forme de croissance. Un muscle qui grandit augmente sa section, il ne choisit pas une direction d'expansion selon l'exercice.
« Une prise large sollicite davantage le grand dorsal. » La largeur de prise change les angles articulaires et les bras de levier, elle n'active pas un muscle plutôt qu'un autre à la manière d'un interrupteur.
« Le menton doit dépasser la barre pour que la répétition compte. » Ce repère est un critère de comptage, pas une donnée biomécanique. L'amplitude réellement disponible dépend de l'épaule et de l'omoplate, pas de la position de la tête.
Une quatrième confusion oppose la traction et le tirage à la poulie comme s'il s'agissait de deux mouvements différents. La séquence articulaire est la même : ce qui change est la charge à déplacer, fixée par la masse du corps dans un cas et réglable dans l'autre, ainsi que la demande de stabilisation du tronc, plus élevée en suspension.

Grand dorsal et tirage

Le modèle montre le grand dorsal et le grand rond pendant la descente du bras depuis une position haute, ainsi que la rotation de l'omoplate qui l'accompagne. Le texte reste complet sans la scène, qui illustre une disposition de référence et non la morphologie d'une personne réelle.
Étape en cours
Trois pièces à relier
Un tirage relie la main au bassin en passant par trois pièces mobiles : l'humérus, la scapula qui glisse sur le thorax, et le rachis qui sert de point fixe. Le grand dorsal est le seul muscle à enjamber presque tout ce trajet, du bassin jusqu'au bras.
Description de la scène
Schéma en trois dimensions du tronc vu de dos, bras levés en oblique au-dessus de la tête comme au départ d'un tirage vertical. La cage thoracique, le rachis, le bassin, les deux scapulas, les deux humérus et les avant-bras sont figurés en tons os ; une petite sphère sombre marque chaque articulation d'épaule. En terracotta, le grand dorsal forme de chaque côté un large éventail qui part du bas du dos et de la crête iliaque et monte en se rétrécissant vers le haut de l'humérus. Le trapèze est découpé en trois bandes — supérieure vers l'épaule, moyenne vers l'épine de la scapula, inférieure remontant du bas du dos — et le biceps brachial longe la face antérieure du bras. Une animation de deux secondes et demie ramène les humérus le long du tronc en adduction pendant que les scapulas descendent et que le grand dorsal se raccourcit. Les volumes sont stylisés : c'est un schéma pédagogique, pas une reconstruction anatomique exacte.
Structures visibles
  • Grand dorsal
    Vaste éventail né des processus épineux des vertèbres thoraciques basses et lombaires, du fascia thoracolombaire, de la crête iliaque et des trois ou quatre dernières côtes. Toutes ses fibres convergent vers le sillon bicipital de l'humérus : il ramène le bras vers le bas, vers l'arrière et vers le tronc.
  • Scapula
    Os plat glissant sur l'arrière du thorax, sans articulation directe avec le rachis. Dans un tirage elle descend et sonne vers le bas : sans ce mouvement, l'humérus butte contre l'acromion et l'amplitude se paie ailleurs.
  • Trapèzes
    Ses trois portions tirent la scapula dans trois directions : la supérieure l'élève, la moyenne la rapproche du rachis, l'inférieure l'abaisse. Dans un tirage vertical, la portion inférieure est la partenaire directe du grand dorsal.
  • Biceps brachial
    Deux chefs nés de la scapula, insérés sur la tubérosité radiale. Il fléchit le coude et supine l'avant-bras : dans un tirage, il raccourcit la distance entre la main et l'épaule pendant que le grand dorsal déplace le bras.
  • Insertion sur l'humérus
    Le tendon du grand dorsal se fixe au fond du sillon bicipital, tout en haut de l'humérus. Une origine large sur tout le bas du dos, une insertion étroite en haut du bras : c'est cette convergence qui donne au muscle sa forme d'éventail.
Étapes guidées
  • 1/5
    Un tirage relie la main au bassin en passant par trois pièces mobiles : l'humérus, la scapula qui glisse sur le thorax, et le rachis qui sert de point fixe. Le grand dorsal est le seul muscle à enjamber presque tout ce trajet, du bassin jusqu'au bras.
  • 2/5
    Le grand dorsal prend appui sur presque tout le bas du dos : épineuses thoraciques basses et lombaires, fascia thoracolombaire, crête iliaque, dernières côtes. Cette surface d'origine est ce qui lui donne sa force, et ce qui explique qu'un tirage se ressente jusque dans le bassin.
  • 3/5
    Toutes ces fibres convergent vers un tendon plat, fixé au fond du sillon bicipital de l'humérus. Large en bas, étroit en haut : la traction se concentre sur un seul point du bras, ce qui la rend très directionnelle — vers le bas et vers l'arrière.
  • 4/5
    Les humérus quittent la position haute et reviennent le long du tronc en adduction, pendant que les scapulas descendent et sonnent vers le bas. Le grand dorsal raccourcit, le trapèze inférieur tient la scapula basse et le coude se plie : le mouvement du bras et celui de la scapula sont indissociables.
  • 5/5
    Le trapèze inférieur abaisse la scapula, le trapèze moyen la rapproche du rachis, et le biceps brachial fléchit le coude pour rapprocher la main de l'épaule. Un tirage n'est jamais un exercice de dos isolé : c'est une coordination entre bras, scapula et colonne.
Licence du modèle · Z-Anatomy et BodyParts3DCC-BY-SA 4.0

Mouvements et structures associés

Le tirage vertical complète la poussée verticale, qui parcourt le même trajet en sens inverse, et se distingue du tirage horizontal par l'orientation du bras et par le sens de rotation de l'omoplate.
Les pages consacrées au grand dorsal, au biceps brachial et aux trapèzes détaillent les structures citées ici. Pour la question de la croissance musculaire évoquée plus haut, voir comment le muscle grandit.

Sources principales

  • Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
  • Standring S (2020). Gray's Anatomy: The Anatomical Basis of Clinical Practice, 42nd edition. Elsevier.
  • Kolber MJ, Beekhuizen KS, Cheng MS, Hellman MA (2010). Shoulder joint and muscle characteristics in the recreational weight training population. Journal of Strength and Conditioning Research.
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Voir la fiche des tractions

La fiche des tractions dans Shapier détaille la mise en place et l'exécution de cet exercice de tirage vertical, pour passer de la description du mouvement à sa pratique.
Voir la fiche des tractions
Body Lab explique ; Shapier permet d’agir et de suivre.

Vérifier ma compréhension

Qu'est-ce qui distingue réellement la traction du tirage à la poulie haute ?
Une prise large au tirage vertical, que change-t-elle vraiment ?
Pourquoi « le menton doit dépasser la barre » n'est-il pas un bon critère de répétition ?
Choisissez une réponse

À lire ensuite

  • Tirage horizontal
    Le tirage horizontal rapproche les mains du tronc dans un axe perpendiculaire à celui-ci. Cette page décrit ses phases, les articulations de l'épaule, de l'omoplate et du coude, les muscles impliqués et les confusions les plus fréquentes à son sujet.
    Avec scène 3D
  • Poussée verticale
    La poussée verticale conduit la main au-dessus de la tête. Cette page décrit ses phases, la coordination entre l'épaule et l'omoplate, les muscles moteurs et stabilisateurs, et les confusions les plus répandues sur les mouvements au-dessus de la tête.
    Avec scène 3D
  • Grand dorsal
    Le grand dorsal est le muscle le plus étendu du dos. Il relie le bassin et la colonne à l'humérus, et ramène le bras vers le bas et vers l'arrière dans tous les tirages.
    Avec scène 3D
  • Comment le muscle grandit
    Qu'est-ce qui fait grandir un muscle ? Cette page suit la chaîne d'événements qui relie une série d'exercice à une fibre musculaire plus épaisse, et sépare ce qui est établi de ce qui reste discuté par la recherche.
    Avec scène 3D

Disponible hors ligne

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Confiance et méthode

Relecture éditoriale
Thanh Chau
Relecture scientifique
En attente
Publié le
2 août 2026
Révisé le 2 août 2026
Prochaine révision prévue le 2 août 2027
Limites de cette page
  • La description correspond à un tirage symétrique et contrôlé ; une traction lancée avec l'aide des jambes ou du bassin ajoute une composante de mouvement du tronc que cette page ne détaille pas.
  • L'amplitude atteignable au-dessus de la tête dépend de l'orientation de la cavité glénoïde, de la mobilité de la colonne thoracique et de l'extensibilité des tissus, très variables selon les personnes.
  • Cette page explique un mouvement, elle n'évalue aucune exécution individuelle : une douleur d'épaule ou de coude qui persiste, ou une gêne qui apparaît à chaque répétition, relève d'un professionnel de santé.
Sources
  • Neumann DA (2016). Kinesiology of the Musculoskeletal System: Foundations for Rehabilitation, 3rd edition. Elsevier.
  • Standring S (2020). Gray's Anatomy: The Anatomical Basis of Clinical Practice, 42nd edition. Elsevier.
  • Kolber MJ, Beekhuizen KS, Cheng MS, Hellman MA (2010). Shoulder joint and muscle characteristics in the recreational weight training population. Journal of Strength and Conditioning Research.
Contenu éducatif. Body Lab n'établit aucun diagnostic et ne remplace pas un avis professionnel.
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